Open Banking : les Français sont convaincus, contre seulement un tiers des banques françaises

Alors que la mise en application de la mesure européenne DSP2, prévue initialement pour le 14 septembre 2019, est retardée, une enquête de Finastra, acteur majeur de l’Open Banking, réalisée auprès de 600 institutions financières, confirme les apports de cette technologie, tout comme ses limites.

mercredi 11 septembre 2019, par FranceTransactions.com

Une étude de Finastra, le premier fournisseur de plateformes ouvertes qui travaille avec 90 des 100 plus grandes banques du monde, révèle que 78 % des institutions financières mondiales s’attendent à bénéficier des avantages de l’Open Banking au cours des 12 prochains mois.

Principaux enseignements

  • 86% des banques françaises ont bénéficié de l’Open Banking au cours des 12 derniers mois, selon une enquête Finastra
  • 78 % des sondés estiment que l’Open Banking a eu un impact favorable ou très favorable sur leur organisation au cours des 12 derniers mois ; la France tire le panel avec 86 % d’avis positifs.
  • 33 % des établissements français considèrent l’Open Banking comme le futur de la banque
  • 81 % des établissements français ont déjà ou vont adopter la collaboration dans le cloud au cours des 12 prochains mois et 13 % l’envisagent pour l’avenir

Des banques à la traîne

Celles qui tardent à l’adopter devront faire face à des gaps technologiques importants. Le Cloud collaboratif devrait occuper une place importante dans l’innovation des services financiers : 81 % des institutions mondiales l’adopteront dans les 12 prochains mois et 13 % envisagent de le faire à l’avenir.

En France, la réglementation est toujours considérée comme un frein

Le succès de la réglementation liée à l’Open Banking conduit les deux tiers de l’industrie à demander aux législateurs d’en repousser encore les limites pour encourager l’innovation dans la Fintech. Le Royaume- Uni, les États-Unis et Singapour considèrent leur réglementation comme un moteur de l’innovation dans les Fintechs, contrairement à la France et l’Allemagne.

Sans surprise, les établissements de crédits ont sollicité un délai pour la mise en place de la mesure DSP2, renforçant notamment la sécurité des transactions. Des impacts sur la gestion des comptes, autres que comptes à vue (placements financiers, tels que livrets épargne et autres), sont notoirement conséquents pour les consommateurs.

Eric Duffaut, Président et Directeur Mondial des Opérations de Finastra, déclare : « Les institutions financières s’ouvrent comme jamais auparavant, et la grande majorité d’entre elles s’attendent à voir les avantages de l’Open Banking d’ici fin 2020. Les institutions qui restent fermées à la collaboration dans le Cloud sont confrontées à une sévère compétition lorsqu’elles font face à des entreprises qui, pour innover, s’allient aux esprits talentueux et aux meilleurs entrepreneurs du monde entier. »

La France, propice à l’adoption de l’Open Banking

  • La moitié (47 %) des banques françaises donnent la priorité à l’IA dans les 12 prochains mois et, dans une moindre mesure que leurs homologues de l’UE, à la " banque mobile " (44 %).
  • 64 % affirment que la digitalisation est tirée par la demande « des clients ayant besoin d’un accès en ligne ou mobile ", et qu’il faut " davantage de capacités de visualisation et d’analyse pour les employés dans toutes les fonctions " (50 %)
  • Les tâches liées au Marketing (41%) ont déjà migré dans le cloud, tandis que 34% prévoient d’intégrer ou de migrer davantage le ’Contrôle’ (34%) et les processus de Compliance (33%) dans les 12 prochains mois.

Les banques françaises se tournent vers les acquisitions de Fintech

  • Le moteur clé de l’ouverture d’API réside dans le fait que " les clients souhaitent utiliser des applications Fintech développées en dehors de la banque " (54 %).

La recherche Finastra Open Banking a été menée entre mars et mai 2019 auprès de 601 institutions financières aux États-Unis (n=119), à Singapour (n=124), en France (n=126), en Allemagne (n=120) et au Royaume-Uni (n=112). Ces institutions représentent globalement 1 000 Mds $ de chiffre d’affaires, emploient plus de 1,4 million de personnes et entretiennent environ 20 millions de relations client/client/membre.

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